Sous la vague au large de Kanagawa de Hokusai, crête d'écume blanche sur bleu de Prusse, à côté d'une bille MesBilles Hokusai bleue de 16 mm à crêtes blanches

Peintres
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La Grande Vague est probablement l'image japonaise la plus reproduite au monde. Son bleu passe pour l'essence même de l'estampe japonaise.

Ce bleu est un pigment chimique européen, arrivé au Japon par la Chine.

Un pigment industriel qui change une esthétique

Le British Museum, qui conserve un exemplaire de l'estampe (s'ouvre dans une nouvelle fenêtre), l'écrit noir sur blanc : le bleu intense de l'image est le bleu de Berlin, ou bleu de Prusse, pigment chimique devenu, à cette époque, facilement disponible et relativement bon marché pour les éditeurs japonais grâce aux importations depuis la Chine.

Ce qu'il remplace mérite d'être nommé, parce que ce sont deux couleurs qui s'éteignaient : l'indigo, et l'aigami, un bleu tiré de la fleur de commeline, réputé fugace au point de s'effacer presque entièrement à la lumière.

Le spécialiste Timothy Clark note que le dessin de la vague était peut-être déjà tracé dès le début des années 1820 ; c'est plus tard dans la décennie que le bleu de Prusse devient disponible en quantité. La grande série des Trente-six vues du mont Fuji en est l'un des résultats.

Une précision, parce qu'on lit souvent le contraire : ce bleu ne passe pas jamais. La scientifique du British Museum Capucine Korenberg a mesuré la sensibilité lumineuse réelle de ces estampes (s'ouvre dans une nouvelle fenêtre) et recommande de ne pas les exposer plus de 20 % du temps, à 50 lux maximum. Il passe beaucoup moins. Ce n'est pas la même chose.

Ils n'ont pas remplacé l'ancien bleu : ils ont mis les deux

L'imagerie multispectrale et la fluorescence X du British Museum montrent que Hokusai et ses imprimeurs ont employé les deux bleus en même temps, chacun à son poste. Sur La Grande Vague, l'indigo imprime les contours, le cartouche du titre, la signature et les zones sombres des vagues ; le bleu de Prusse imprime le bleu moyen.

Le Metropolitan Museum (s'ouvre dans une nouvelle fenêtre) est allé plus loin. Par spectroscopie, il a établi que les imprimeurs ont d'abord tiré les bandes verticales sombres dans un mélange bleu de Prusse et indigo, puis ont réimprimé du bleu de Prusse pur par-dessus. Une double impression, que l'analyse scientifique permet aujourd'hui de distinguer avec une précision inaccessible au simple regard.

Un microscope tridimensionnel en montre la conséquence : le papier est enfoncé à trois hauteurs différentes, le blanc du papier le plus haut, le bleu moyen plus bas, le bleu profond plus bas encore.

L'estampe possède donc un relief physique réel, mesurable dans l'épaisseur et l'enfoncement du papier.

Une chose à savoir avant de dire « un Hokusai »

Hokusai n'a pas gravé ces images. Il ne les a pas imprimées non plus.

Les institutions sont unanimes sur ce point, et le British Museum le formule clairement : Hokusai conçoit le dessin ; les blocs sont taillés dans l'atelier d'un maître graveur, commandité par l'éditeur ; les feuilles sont ensuite tirées dans un atelier d'imprimeurs distinct.

Le Metropolitan ajoute une phrase qui remet les choses en place : Hokusai n'était que l'un des artistes impliqués dans cette création, mais il est le seul dont nous connaissions le nom.

Détail du procédé : le dessin original de Hokusai était collé face contre bois pour servir de guide au graveur. Il ne survivait pas à l'opération. Il ne reste rien du trait de sa main.

La Cascade de Kirifuri de Hokusai, filets d'eau clairs se ramifiant dans le vert, avec une bille MesBilles Hokusai verte de 16 mm

La même estampe n'est pas la même estampe

L'éditeur a fait ajouter dix planches à la série, c'est pourquoi les Trente-six vues en comptent en réalité quarante-six. À cette occasion, la couleur des contours a été modifiée sur l'ensemble des dessins, du bleu vers le noir.

Le British Museum décrit, sur Kajikazawa (s'ouvre dans une nouvelle fenêtre), trois états successifs de la même image : les tout premiers tirages sont entièrement bleus ; un état un peu postérieur a des contours bleu très foncé qu'on prend pour du noir ; les tirages tardifs ajoutent un vert essuyé sur les rochers, du brun sur les vêtements, une bande rose en haut du ciel, et il leur manque les sceaux en bas à droite.

Les premiers tirages sont donc les plus proches de l'état initial de la série. Les impressions ultérieures peuvent présenter des choix de couleurs différents.

Deux exemplaires de la même estampe, au même musée, ne montrent pas la même œuvre.

Et nos billes Hokusai dans tout ça ?

Nous les avons appelées Hokusai pour leurs crêtes claires prises dans un bleu dense, et pour ces filets qui se ramifient dans le vert comme une chute d'eau.

Taille Ce qu'on y voit Fiche produit
Bleu 16 mm verre bleu à crêtes blanches Bille Hokusai bleue 16 mm
Bleu 22 mm verre bleu à crêtes claires Bille Hokusai bleue 22 mm
Vert 16 mm verre vert à filets clairs Bille Hokusai verte 16 mm

Toutes sont vendues à l'unité.

À votre tour
Saviez-vous que le bleu de La Grande Vague n'était pas japonais ? Dites-nous ce que cela change pour vous, en bas de page.

Pour aller plus loin

Chez MesBilles

Sources

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Mascotte Ronde MesBilles

L'œil MesBilles

Un bleu venu d'ailleurs, adopté au point de devenir un emblème : les couleurs voyagent plus que les gens. Nos billes Hokusai vivent de ce bleu-là.

Voir les billes d'Art aux bleus profonds →

Illustrations MesBilles : billes du catalogue, vendues à l'unité, photographiées à côté des estampes citées, toutes dans le domaine public.

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